Connaître le taux du nissab

La zakât al-mal, l’un des cinq piliers de l’islam (avec la shahada, la prière, le hajj et le jeûne du mois de ramadan), est un impôt sur l’épargne.

C’est là un droit inaliénable du pauvre sur le riche.

Le musulman en est redevable et doit obligatoirement s’en acquitter, dès lors que le montant de son épargne dépasse un certain seuil que l’on appelle le « nissab ».

Ce nissab est indexé sur le cours de l’or ou de l’argent.

Concrètement, il correspond à la valeur monétaire de :

85 grammes d’or

ou

595 grammes d’argent

Calculer sur une année

On choisit une date dans le calendrier lunaire : je verse ma zakât tous les 15 du mois de Shawwâl.

Ainsi, tous les ans, au 15 du mois de Shawwâl, je regarde ce que je possède comme biens soumis à la zakât, j’estime leur valeur et je donne 2.5% de cette valeur.

Une fois le nissab déterminé, il s’agit de savoir si on est imposable ou non.

Si le montant de l’épargne cumulée tout au long d’une année lunaire (du 1er Ramadan au 1er Ramadan de l’année suivante par exemple) est supérieur ou égal au nissab, alors la zakât al-mal doit être payée.

Si ce montant est inférieur au nissab, alors il n’y a pas de zakât al-mal à payer.

Pour s’acquitter de la zakât al-mal, il faut procéder à un autre calcul, tout aussi simple que le précédent.

Il suffit de multiplier le montant de l’épargne par 0,025 (soit 2,5 % du total).

Prenons un exemple :

J’ai épargné 2 000 euros sur une année lunaire.

Le montant de la zakât al-mal à payer est donc de : 2 000 x 0,025 = 50 euros.

Plus simple encore : il suffit de diviser la somme épargnée par 40.

En bref, s’acquitter de la zakât al-mal, c’est verser un quarantième de l’épargne d’une année lunaire. 

Publié par salafi.over-blog.com