-D’après Anas (Qu’Allah l’agrée) le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit :
« Prenez le Souhour car il y a dans le Souhour une bénédiction. »[1]

-Cheikh ibnou ‘Otheïmine dit que la bénédiction (Baraka) se divise en deux:  

la première partie est religieuse tel que le fait d’appliquer et de suivre la Sounnah du Prophète (Prière et bénédiction d’Allah sur lui) ;

la deuxième partie est corporelle tel que le fait de s’alimenter pour se fortifier, ce qui aide le jeûneur dans ce sens.   -Le Souhour peut être pris avec une gorgée d’eau uniquement.   D’après le Hadith rapporté par ‘Abdoullah ibnou ‘Amr (Qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (Prière et bénédiction d’Allah sur lui) a dit :

« Prenez le Souhour ne serait-ce qu’avec une gorgée d’eau. » [2]

 -Il est préférable de retarder le Souhour jusqu’à la fin de la nuit : d’après Anas, Zeïd ben Thabet (Qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous avons pris le Souhour avec le Prophète d’Allah (Prière et bénédiction d’Allah sur lui), puis celui-ci se leva pour la Salaat. » Je demandais alors à Zeïd, combien de temps il y avait entre le Souhour et l’Adhan (appel à la prière) ?Il me répondit : « La durée était de cinquante versets environ. » [3](c‘est à dire le temps de lire cinquante versets environ)Il faut préciser que ce Hadith n’ouvre pas la porte à l’innovation que l’on nomme « al Imsak », c’est à dire l’abstention de manger et autre, un certain temps avant l’Adhan comme on le trouve dans les calendriers ou à la radio.-En effet, il nous est permis de manger jusqu’à l’appel de l’aube.Et en voici la preuve : D’après abou Houreïra (Qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (Prière et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Si l’un d’entre vous entend l’appel (de la prière de l’aube) alors qu’il a son récipient à la main, qu’il ne le pose pas jusqu’à ce qu’il en finisse son besoin. » [4]


[1] Rapporté par al Boukhari, Mouslim, Tirmidhi, Nassaï et ibnou Maja.
[2] Rapporté par ibnou Hibban, voir sahih al-jami’ n° 2945.
[3] Rapporté par al Boukhari, Mouslim, Tirmidhi, Nassaï et ibnou Maja.
[4] Rapporté par abou Dawoud et al Hakim.

Tiré de l’article « les actes méritoires (moustahab) »

Abou Hajar

Copié de al.baida.online.fr